Société Française des Hygiénistes du Travail

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L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a publié son rapport 2024 sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France. Le niveau de sûreté des installations est jugé globalement satisfaisant, bien que des écarts industriels et des défis en radioprotection, notamment dans le domaine médical, persistent. L’année a été marquée par la mise en service du réacteur EPR de Flamanville, les avancées du projet Cigéo et la montée en puissance des petits réacteurs modulaires (PRM)Pour 2025, l’ASNR entend consolider sa nouvelle organisation, instruire les dossiers majeurs (prolongation des réacteurs, Cigéo, nouveaux PRM), et renforcer la culture de sûreté face à la complexité croissante des projets et des organisations. Elle alerte sur l’urgence de décisions concrètes concernant la pérennisation du cycle du combustible et la mise en service des nouvelles capacités de stockage des déchets, indispensables à la politique nucléaire de long terme.

Pour rappel, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a publié le 4 mars 2025 unavis pour préparer le 6ème Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR). Pour mémoire, le 5ème PNGMDR en vigueur depuis décembre 2022 arrivera à échéance en 2026. Tout d’abord, l’ARSN a rappelé la nécessité de prendre rapidement des décisions pour garantir que des filières de gestion sûres soient opérationnelles dans les 15 à 20 ans pour tous les types de déchets radioactifs. Parmi ses recommandations, l’ARSN a rappelé qu’il faut rester vigilant sur la capacité de stockage des déchets de très faible activité (TFA). En outre, concernant la gestion des déchets de faible activité à vie longue (FA-VL), l’ARSN a recommandé que leur gestion soit envisagée par types de nature homogène en priorisant ceux présentant les enjeux radiotoxiques les plus importants et ceux dont la prise en charge conditionne l’avancement des projets d’assainissement et de démantèlement des installations nucléaires anciennes. Par rapport à la gestion des combustibles usés, l’ARSN a précisé que des décisions politiques devront être prises à long terme pour les éventuels arbitrages relatifs à la requalification de matières radioactives en déchets. 

Sources :

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2024, publié le 9 juin 2025