Un avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met à jour les recommandations sur les ruptures de sédentarité. La sédentarité est une situation d’éveil en position assise ou allongée et la rupture de celle-ci revient à rompre les périodes prolongées passés dans des activités sédentaires. Pour mémoire, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L4121-1 du Code du travail). En 2016, l’Anses préconisait des ruptures de sédentarité au moins toutes les 90 à 120 minutes. Dans cet avis, elle recommande notamment rupture de sédentarité par de la marche d’intensité faible à modérée pendant 5 minutes toutes les 30 minutes.
Pour rappel, le 22 septembre 2025, l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) a publié un guide, visant à aider la mise en œuvre d’une approche différenciée de l’évaluation des risques professionnels entre femmes et hommes dans l’établissement ou l’actualisation du document unique d’évaluation des risques professionnels. En effet, l’article L4121-3 du Code du travail précise bien que cette évaluation des risques doit tenir compte de l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe. Toutefois, cette dimension de l’évaluation des risques a peu été mise en œuvre. Ainsi, ce guide détaille une méthode d’évaluation des risques et identifie comment mieux prendre en compte cette approche différenciée. In fine, cela permet de produire des plans de prévention plus adaptés à la réalité des situations de travail.
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