Un arrêté publié le 2 juin 2026 a modifié le contenu minimal du rapport final résultat du mesurage de l’empoussièrement en fibres d’amiante et du contrôle de la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) ainsi que les modalités d’exercice des organismes accrédités qui procèdent à ces mesures. Pour mémoire, l’organisme accrédité auquel l’employeur fait appel pour la stratégie d’échantillonnage procède au mesurage des niveaux d’empoussièrement et exerce cette activité selon les modalités définies par un arrêté du 14 août 2012. Le rapport final devra comprendre les rapports d’essais relatifs à l’analyse du ou des filtres utilisés lors des prélèvements. En outre, les modalités de transmission d’information des organismes accrédités à l’INRS seront encadrées par un cahier des charges. Ces dispositions seront applicables à compter du 2 septembre 2026.
Pour rappel, le 6 mai 2026, le second plan d’actions interministériel amiante (PAIA2) a été publié afin d’améliorer la prévention des risques liés à l’amiante pour la période 2026-2030. Pour mémoire, bien qu’interdit depuis 1997, l’amiante constitue encore la première cause de cancers d’origine professionnelle. Poursuivant la prévention de l’exposition de la population et des travailleurs aux risques liés à l’amiante, ce second plan s’articule, comme le premier adopté en 2016, autour de six axes d’action. Ceux-ci visent notamment à renforcer l’information du public et des professionnels sur les risques sanitaires liés à l’amiante et sur la réglementation applicable, à améliorer la professionnalisation des différents acteurs concernés, à développer des outils de connaissance et de suivi, à faire évoluer la réglementation et à accompagner sa mise en œuvre, ainsi qu’à soutenir la recherche et le développement. Par ailleurs, ce plan a intégré de nouvelles actions concernant l’amiante naturellement présent dans certaines roches et certains terrains, ainsi que la mise en œuvre des recommandations sanitaires actualisées du Haut Conseil de la santé publique. Enfin, ce plan a vocation à évoluer, certaines actions pouvant être modifiées ou complétées en fonction de l’avancée des travaux et de l’évolution des connaissances scientifiques et techniques.
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