Le 22 avril 2026, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis relatif à l’élaboration de valeurs toxicologiques de référence (VTR) internes, ainsi qu’externes par voies orale et respiratoire, applicables au lithium et à l’ensemble de ses dérivés inorganiques. Pour mémoire, le lithium dispose d’une classification harmonisée en tant que corrosif cutané au titre du règlement CLP. Il est également reconnu comme une substance ayant des effets toxiques avérés sur la reproduction humaine, à la suite de la classification (Repr. 1A du règlement CLP) proposée par l’Anses et adoptée en 2021 par le comité d’évaluation des risques de l’European Chemicals Agency (RAC). Par ailleurs, l’Anses a récemment publié une étude visant à analyser les options de gestion réglementaire des risques (RMOA) liés aux dangers non couverts que présentent le lithium et ses sels pour l’environnement et la santé humaine. Cet avis contribue à répondre aux recommandations formulées dans cette étude en proposant des VTR externes à long terme à seuil par voie orale (0,02 mg Eq Li·kg⁻¹ pc·j⁻¹) et par voie respiratoire (0,05 mg Eq Li·m⁻³), ainsi qu’une VTR interne (0,035 mg·L⁻¹). Enfin, l’Anses recommande le développement d’études complémentaires portant sur la toxicité du lithium à de plus faibles doses, afin de consolider ou, le cas échéant, de réviser les VTR proposées.
Pour rappel, un arrêté publié le 26 décembre a précisé les modalités techniques de conservation et d’exploitation des informations sur les substances et mélanges déclarées avant 2023 . Pour mémoire, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) conserve et exploite ces données suite à l’arrêt de l’ancien système de leur réception, dans un objectif de prévention de la santé des travailleurs (article R4411-42 du Code du travail). Cet arrêté précise notamment la finalité de cette mission et ces dispositions d’arrêt, ainsi que l’organisation du système d’information et la sécurité des données exploitées. Il prévoit également l’établissement d’un rapport annuel d’activité par l’INRS. L’arrêté du 21 mars 2016 qui encadrait la réception de ces données a par conséquent été abrogé.
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